couloir

Trop de rêves se déroulent dans les couloirs tristes de grandes bâtisses aux cages d’escaliers sans fin et aux ascenseurs vertigineux. École, hôpital, édifice à bureaux, cette institution où tu es enfermé est une réflexion des institutions sociales abstraites qui t’emprisonnent pareillement.

Dans ce labyrinthe vertical, le truc de toujours tourner dans la même direction ne fonctionne pas, et si tu réussis à en sortir, ce sera pour te retrouver dans le dédale autosimilaire de l’asphalte et du béton.

Mais tu as une raison de te retrouver là, n’est-ce pas? Telle pièce pourrait contenir des livres, telle autre pourrait être un laboratoire, telle autre un musée de mystérieuses statues de pierre anciennes. Dans des milliers de pièces des gens respirent et rêvent et aiment, et elle y est elle aussi, quelque part, ah si seulement tu pouvais la trouver.